Archive pour le mot-clef ‘New York’

Archi & BD

Jeudi 8 juillet 2010

Mézières : vue de New York au XXIIIe siècle, 1992 © Mézières

Amazing Archigram Couverture, numéro 4 Warren Chalk, Archigram, 1954 © The Archigram Archives

La bande dessinée s’inspire de l’architecture. Et vice et versa. Ce n’est pas plus compliqué et cela date du début du XXe siècle. L’exposition qui a lieu à la Cité de l’architecture & du patrimoine nous montre ces liens dans un découpage chronologique des années 1900 à nos jours, de Winsor McCay à François Schuiten, en passant par le groupe Archigram, Yona Friedman et tant d’autres. Sont mises en avant les représentations des villes phare pour la BD : New York, Tokyo et Paris. Et si vous vous sentez l’âme d’un urbaniste, vous pourrez créer vous-même des plans de ville dans le cadre de l’exposition-atelier Paris-Tokyo, villes en morceaux.

Tentative de garder les Halles, Yona Friedman, 1967 © Musée d'art moderne / Roger-Viollet


Cité de l’architecture & du patrimoine, Paris
Archi & BD
La ville dessinée

09.06.2010 – 28.11.2010

Adel Abidin à New York et à Sydney

Dimanche 27 juin 2010

Vous venez de (re)voir le film d’Alyssa Verbizh sur Adel Abidin. Mais que fait cet artiste en ce moment ?

Adel Abidin est actuellement en résidence à New York pour l’année 2010. Il est à Location One, dans le quartier de Soho, où il présente jusqu’au 31 juillet l’exposition I’m Sorry. Ce titre a une histoire : lors d’un voyage aux Etats-Unis, à chaque fois qu’il mentionnait sa nationalité irakienne, ses interlocuteurs lui répondaient systématiquement « I’m sorry » . De quoi donner matière à réfléchir…

Sachez également que son travail est actuellement visible à la biennale de Sydney  jusqu’au 1er août. Ceux qui n’auraient pas le temps d’effectuer un voyage en Australie d’ici-là peuvent toujours voir ses œuvres sur son site et revoir le film sur ARTE+7.

Location One, New York
I’m Sorry

21.05.2010 – 31.07.2010

17th Biennale of Sydney
THE BEAUTY OF DISTANCE : Songs of Survival in a Precarious Age

12.05.2010 – 01.08.2010

Indiens égarés et super-héros bedonnants

Dimanche 2 mai 2010

Vous venez de voir le film sur Virginie Barré, réalisé par Joëlle Oosterlinck, et vous en redemandez encore. Normal. Vingt-six petites minutes peuvent facilement engendrer de la frustration. Voici donc quelques visuels de certaines de ses œuvres qui n’ont pas pu être abordées dans le documentaire. Elles font partie de la série sur les Indiens et le Bauhaus, et de celle sur les Super-héros.

Virginie Barré se joue du formalisme et des représentations en accouplant le design du courant Bauhaus à des Indiens en déroute. Les mises en scène intensifient les disparités ou les affinités entre ces sphères culturelles et sèment le trouble …

Dans un autre registre, Batman et Spiderman ont pris du poids mais n’ayez nulle crainte, cela ne les empêche pas de vaquer à leurs occupations de supers-héros. Virginie Barré les rend juste corporellement plus humains.

Si vous voulez voir une partie de ce travail en vrai, vous pouvez aller du 14 au 23 mai à la galerie Parker’s Box à Brooklyn, qui avait déjà invité Virginie Barré en 2006. Pour célébrer son dixième anniversaire, cette galerie ressort une sélection d’œuvres des artistes qu’elle a présentés au cours cette décennie, dans de trois courtes expositions.

Parker’s Box gallery, Brooklyn
Ten Years Hunting (Part Two)
14.05.2010 – 23.05.2010

Si vous avez raté la diffusion télévisée de L’Art et la Manière sur Virginie Barré, vous pouvez vous rattraper en allant sur ARTE+7. Mais cela n’est possible que pendant une semaine à partir du 3 mai !

Virginie Barré, Apsarokes and Barcelona Armchair by Ludwig Mies Van Der Rohe, 1929-1948, 2006 © ADAGP, Paris, 2010

Virginie Barré, Hopi Girls and, 2006 © ADAGP, Paris, 2010

Virginie Barré, Warriors Apsaroke & Warriors Apsaroke & projet de maison de Farkas Molnar, 1923, 2006 © ADAGP, Paris, 2010

Virginie Barré, Time After Time, 2006 © ADAGP, Paris, 2010 - photo : Marc Domage

Virginie Barré, Time After Time, 2006 © ADAGP, Paris, 2010 - photo : Marc Domage

Exposition "Bauhaus: Virginie Barré", Parker's Box gallery, Brooklyn, NY, USA, 2007 - Photo Claire Lesteven

Virginie Barré, Fat Bat, 2005 © ADAGP, Paris, 2010 - L'Idiotie, Experience Pommery 2 - Domaine Pommery, Reims - Photo : Marc Domage

Virginie Barré, Fat Spiderman, 2002 © ADAGP, Paris, 2010 - ISCP, New York 2002 - photo : Virginie Barré

Tim Eitel à travers l’Europe

Vendredi 26 février 2010

Vous avez aimé le film de Claire Laborey sur Tim Eitel et vous aimeriez voir les œuvres de ce peintre sans avoir à traverser l’Atlantique ? Cela tombe bien car il nous présentera ses dernières toiles en Espagne, en Allemagne et en Norvège tout au long de l’année.

Atopia a commencé il y a seulement quelques jours au Centre de cultura contemporánia de Barcelone. Cette exposition touche à nos vies urbaines à la dérive : comment survivre dans des villes devenues « monstrueuses » ? Pour illustrer ce « joyeux » sujet, Tim Eitel n’est pas tout seul. Des artistes de tous horizons l’accompagnent : Vanessa Beecroft, Ákos Birkás, Douglas Gordon, David LaChapelle, Erwin Olaf, Thomas Ruff, Erwin Wurm… Jusqu’au 24 mai 2010.

D’autres expositions collectives sont prévues au Kistefos-Museet à Jevnaker en Norvège, de mai à octobre, et à la galerie EIGEN+ART à Leipzig, du 10 au 18 avril.

Enfin, sa galerie berlinoise, EIGEN+ART (toujours elle), prévoit une exposition individuelle de ses dernières œuvres du 4 septembre au 23 octobre 2010. À Berlin donc.

Pour récapituler

Centre de Cultura Contemporánia de Barcelona
ATOPIA, Art and the city in the 21st century
23.02.2010 – 24.05.2010

Kistefos-Museet
09.05.2010 – 03.10.2010

Galerie EIGEN+ART
10.04.2010 – 18.04.2010 Leipzig
04.09.2010 – 23.10.2010 Berlin

Si vous lisez ce post avant dimanche 28/02, il vous reste peut-être quelques heures pour regarder le numéro de l’Art et la Manière qui est consacré à ce peintre allemand exilé à New York, sur ARTE+7.

Esclavage moderne et autres détails importants

Vendredi 19 février 2010

Accompagnées des textes d’Ondine Millot, les photographies de Raphaël Dallaporta dénoncent froidement l’esclavage moderne dans nos cités, Paris et sa région en l’occurrence. Parce qu’il est insupportable de se voiler la face, Raphaël Dallaporta nous montre des façades et les textes nous racontent ce qui se cache derrière ces masques de banalité.

Le projet  » Esclavage Domestique  » est visible jusqu’au 28 février 2010 aux Pays-Bas, dans le cadre de l’exposition (In)Visible, (On)zichtbaar, pour le festival Fotodok à Utrecht, puis au New York Photo Festival du 12 au 16 Mai 2010. Raphaël Dallaporta profitera de son passage par la Grosse Pomme pour faire une conférence sur son travail de « photographe-documentariste » le 6 mai 2010 au International Center of Photography (ICP pour les intimes). Et il recevra le prestigieux Infinity Award dans la catégorie  » Young Photographer  » le 10 mai…

Et si vous n’avez pas la chance de passer le moi de mai à Manhattan, mais le bonheur d’être à Nantes entre le 4 mars et le 10 avril 2010, vous pourrez voir l’exposition Détails à la galerie melanieRio. Dans un tout autre registre, Grandes-Orgues et sacré en image, le tout agrémenté d’un dispositif sonore.

Des photos et des infos sur:

http://www.raphaeldallaporta.com